Les mémoires émotionnelles

Tout ce que nous vivons et qui a un impact émotionnel sur nous laisse une trace dans notre cerveau et notre histoire de vie. Intéressons-nous aujourd’hui à la mémoire émotionnelle.

Beaucoup de personnes pensent que la mémoire est uniquement liée aux choses qui nous arrivent. Aux souvenirs en soi, aux expériences. Or, la mémoire va bien au-delà de tout cela, car elle englobe aussi les réponses physiologiques et émotionnelles associées aux expériences, aux souvenirs. Il s’agit de la mémoire émotionnelle.

Nous savons que les souvenirs sont imprégnés de nombreux détails : du moment ou de la situation en question, des sensations associées, de ce que nous avons ressenti à cet instant jusqu’à ce que nous avons pensé. Les souvenirs sont emplis de tous ces éléments et l’émotion ne peut pas s’en détacher. Voyons comment sont liées l’émotion et la mémoire.

Mémoire et émotion : comment sont-elles liées ?

Nous nous remémorons beaucoup plus tout ce que nous vivons intensément, c’est-à-dire les expériences avec une grande charge émotionnelle, que les expériences qui nous n’ont rien fait ressentir. Car la mémoire est intrinsèquement unie à l’émotion.

Elle perdure même si nous oublions l’événement : un exemple:

La mémoire émotionnelle est un type de mémoire très caractéristique, parce qu’elle peut perdurer même si nous oublions l’événement en question. Pour mieux comprendre cela, prenons un exemple : l’acquisition d’une phobie.

Imaginons qu’un jour, alors que nous sommes enfants, un chien nous mord et nous fait mal. Nous vivons cet événement comme quelque chose de réellement traumatique et, à partir de là, nous développons une phobie des chiens.

Il peut arriver qu’au fil des ans, nous ayons oublié l’événement en question car nous étions petits lorsqu’il a eu lieu. Néanmoins, la phobie reste bien présente. Pourquoi ? Parce que la mémoire émotionnelle peut perdurer, même quand nous avons oublié les faits en question.

Ainsi, dans l’exemple de la phobie, il se peut que nous ne nous souvenions pas de ce qu’il s’est passé ce jour-là (ou que nous ayons oublié beaucoup de détails de l’événement) mais que notre corps s’en rappelle. Même si ce n’est pas de façon consciente, l’organisme se souvient bien des sensations physiologiques associées à ce moment de la morsure (mal-être, anxiété, sueurs, douleur, etc.).

Et c’est ce qui permet à la phobie de se maintenir… Même si nous avons oublié le fait traumatique à un niveau plus explicite.

Se souvenir de ce qu’il s’est passé, se souvenir de ce que nous avons ressenti.

La mémoire émotionnelle a d’autres sens, au-delà de ce que nous venons d’expliquer. Par exemple, Konstantin Stanislavski, célèbre pédagogue, a donné le nom de mémoire affective à une technique d’interprétation qui consiste à se souvenir d’événements pour évoquer certaines émotions chez la personne.

Ainsi, quand nous nous remémorons certains événements, nous nous souvenons généralement de ce que ces événements nous ont fait ressentir (surtout s’il s’agissait d’émotions intenses). Et à l’inverse ; se souvenir ou faire l’expérience de certaines émotions nous transporte, presque de façon inévitable, vers des souvenirs où cette émotion était prépondérante.

Certaines théories psychologiques affirment que quand une personne souffre de dépression, elle a davantage tendance à se souvenir des événements négatifs et tristes de sa vie. Et ces souvenirs viennent alimenter sa dépression.

Mémoire émotionnelle : de quoi nous souvenons-nous exactement ?

Mais pourquoi nous souvenons-nous plus facilement de ces choses qui ont eu un grand impact émotionnel sur nous? De quoi nous souvenons-nous réellement ? Il est possible qu’en réalité, nous nous rappelions cet état physiologique dans lequel nous nous trouvions quand nous avons vécu cet événement.

Voilà de quoi il s’agit : de « se souvenir » de la façon dont le corps s’est activé et de l’émotion ressentie. La mémoire émotionnelle est une mémoire implicite. À travers elle, nous ne nous souvenons pas de l’événement en soi (cela relève d’autres mémoires, comme la mémoire autobiographique), mais plutôt des réponses qui se sont activées dans notre organisme à ce moment.

Et vous, de quoi vous souvenez-vous dans votre vie ?

Comme nous l’avons vu, la mémoire émotionnelle est liée à tout ce que nous avons ressenti pendant certaines expériences. Nous pouvons les avoir oubliées, mais le souvenir de cette émotion perdure. Si nous vous demandions quels sont vos souvenirs les plus vifs ? Que répondriez-vous ?

S’agit-il de souvenirs émotionnels ou de situations qui ne vous ont « rien » fait ressentir ? Pensez-vous que nous pouvons nous souvenir de quelque chose qui ne nous a pas fait ressentir d’émotion ? Probablement pas, car ce souvenir n’a laissé de trace ni dans notre cerveau, ni dans notre âme.

Mémoire émotionnelle : de quoi nous souvenons-nous exactement ?

Mais pourquoi nous souvenons-nous plus facilement de ces choses qui ont eu un grand impact émotionnel sur nous? De quoi nous souvenons-nous réellement ? Il est possible qu’en réalité, nous nous rappelions cet état physiologique dans lequel nous nous trouvions quand nous avons vécu cet événement.

Voilà de quoi il s’agit : de « se souvenir » de la façon dont le corps s’est activé et de l’émotion ressentie. La mémoire émotionnelle est une mémoire implicite. À travers elle, nous ne nous souvenons pas de l’événement en soi (cela relève d’autres mémoires, comme la mémoire autobiographique), mais plutôt des réponses qui se sont activées dans notre organisme à ce moment.

Et vous, de quoi vous souvenez-vous dans votre vie ?

La mémoire émotionnelle est liée à tout ce que nous avons ressenti pendant certaines expériences. Nous pouvons les avoir oubliées, mais le souvenir de cette émotion perdure. Si nous vous demandions quels sont vos souvenirs les plus vifs ? Que répondriez-vous ?

(Extrait de « Qu’est-ce que la mémoire émotionnelle? », nospensees.fr)

%d blogueurs aiment cette page :